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Francis Lalanne naît en 1958 à Bayonne dans une famille cosmopolite : grands-parents maternels libanais, grands-parents paternels béarnais et basques, mère née en Uruguay, père fonctionnaire des Nations unies au Moyen-Orient.
Il passe son enfance à Mont-de-Marsan puis en Uruguay et enfin à Marseille, sa ville de coeur, où il apprend la batterie, la guitare et le piano. Il y complète sa formation artistique au conservatoire
d’art dramatique où il remporte plusieurs prix dont le 1er prix d’art dramatique et la médaille d’or.
Très tôt, avec ses deux frères, Jean-Félix et René ils forment un premier groupe et se produisent dans les universités, les lycées et les MJC des environs de Marseille.
Après avoir obtenu son baccalauréat littéraire avec la mention très bien, il monte à Paris pour s’inscrire en lettres modernes à la Sorbonne. Déjà très engagé, il chante dans les asiles et les prisons.
En 1979, il enregistre son premier album : “Rentre chez toi”. Jean-Louis Foulquier fait alors figure de déclencheur en programmant l’album dans son émission sur France Inter. Le succès est immédiat. Les critiques s’emparent de ce |
jeune homme un peu fantasque et révolté. Suivront les premiers concerts : Marseille, Vénissieux, La
Flèche, le Printemps de Bourges en avril 1980 où il se fait définitivement
remarquer, et le Théâtre de la Ville, bondé, en novembre
de la même année.
Il sort alors son deuxième album : “Francis Lalanne” un an
après le premier.
Puis il enchaîne les grandes salles : Bobino en 1981, l’hippodrome de
Pantin en 1982, le Palais des Congrès de Paris en 1984, le Palais des
Sports de Paris en 1986. Il tourne aussi bien en France, qu’en
Belgique, Suisse, Autriche, Allemagne, Algérie, Canada, et en Amérique
latine. Des albums “live” voient le jour dans la foulée. Francis est
insatiable.
Recherchant sans cesse l’émotion, c’est au plus proche de son
public qu’il s’exprime le mieux, ses prestations pouvant durer
plusieurs heures incluant souvent l’interactivité avec celui-ci. Son style exalté et ses textes, commencent à lui amener des
détracteurs mais une chose est certaine : il ne laisse personne
indifférent ! Et il ne cesse d’enchaîner les succès. Dès les années 80, il réalise de plus en plus de parenthèses
musicales en se consacrant au théâtre, à la production de
film, à la poésie... De 1993 à 1999, le chanteur va connaître un exil médiatique.
En désaccord avec son ancienne maison de disques, Francis
est contraint au silence. C’est sa rencontre avec Yann Philippe
Blanc, alors président de Warner Music France, qui le réconcilie
avec l’industrie du disque. Il prépare avec lui son retour et
délivre en 2003 un album d’une sensibilité rare : “D’une vie à l’autre”. Peu de temps après la mort de Yann Philippe Blanc, comme
s’il s’agissait d’un signe, Francis rencontre Derrick McKenzie.
Ce batteur d’exception n’est autre que le chef d’orchestre et
arrangeur du groupe Jamiroquaï.
La confrontation de leurs deux univers, diamétralement opposés
mais étonnamment très proches, va les amener, après
quelques joutes musicales d’anthologie, à collaborer. Le fruit
de cette rencontre sera l’album “Reptile” en 2005, le plus
diversifié musicalement. De plus en plus engagé dans la défense de l’environnement, il
sort en 2008 un livre-album “Terre Mère, Mère Patrie” qui
vient détailler le programme de son engagement politique. Aujourd ’hui, c’est un magnifique hommage
aux auteurs qui l’ont influencé tout au long
de sa carrière qu’il nous livre.
Le tout dans le plus simple appareil : un piano,
une voix. L’essentiel. L’essence. 
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